Matinee: Der Weg nach Oobliadooh von Fritz Rudolf Fries. Mit Helmut Böttiger, Günter Baby Sommer, Simon Lucaciu

Di 24.10.2021


Betriebswerk Heidelberg

Pré-vente: 14,10 €plus des frais

Guichet de location: 16,00 €

Début: 12:00

Ouverture des portes: 11:30

Bestuhlt

Série d'événements: Enjoy Jazz 2021

Pays: Deutschland

Cast
Günter »Baby« Sommer: dr
Simon Lucaciu: p
Helmut Böttiger: Lesung und Gespräch

Dans le journal Neue Zürcher Zeitung on pouvait lire, que la censure dans la RDA ne faisait pas beaucoup de sens puisque beaucoup de livres ne sont même pas parus. Une exception est le livre « Le chemin à Oobliadooh » de Fritz Rudolf Fries (1935-2014) dont chaque page donnait des raisons pour l’arrêt de la parution. La plupart des femmes et hommes littéraires de la RDA ont choisi le « Bitterfelder Weg » du réalisme socialiste, mais Fries, né en 1935 à Bilbao s’est consacré au fantastique subversif et au roman picaresque bohémien. « Le chemin à Oobliadooh » est paru en 1966 grâce à l’aide d’Uwe Johnson chez Suhrkamp à l’Ouest. A l’autre côté du mur il n’a jamais vu le public jusqu’à 1989 en version raccourcie. Une raison pourrait être que « Le chemin à Oobliadooh » est de la prose pleine de rythme, de non-conformisme, de mégalomanie, bref : du jazz ! Le titre est une référence à un morceau de Dizzy Gillespie : « In the Land of Oo-Bla-Dee ». Le deux protagonistes Arlecq et Paasch sont de bohémiens à Leipzig et des fans de jazz. Ils adorent la musique de Dizzy, Charlie, Thelonious, Bud et le bebop, qui passait pour décadent, snob et compromettant pour la jeunesse à l’époque à la RDA. Par jazz, alcool et humour, Arlecq et Paasch essayent de fuir leur quotidien socialiste banal, ce qui – après un séjour à la psychiatrie et un mariage bourgeois final – semble une erreur, mais le chemin tel quel reste séduisant. La prose étrange de Fries a été comparé à « Sur la route » de Kerouac ou à « L’Attrape-cœurs » de Salinger, dans le film correspondant à la description de la jeunesse subversive dans « Berlin – Ecke Schönhauser ». Fritz Rudolf Fries s’était créer une niche dans la vie culturelle de la RDA jusqu’à ce qu’one révèle ses rapports avec la Stasi en 1976 et oublie « Le chemin à Oobliadooh ». Mais on ne l’a pas oublié finalement. Le critique de littérature et fan engagé d’Oobliadooh Helmut Böttiger en a organisé un nouvelle édition bibliophile en 2012 pour « die Andere Bibliothek ». Cette lecture musicale va rappeler ce qui vaut à être découvert.